« Maintenant j’ai grandi, les idées aussi […], et je leur ris toujours au nez. Mais elles m’attendent pour se venger et me manger un jour où je serai très fatigué. Mais moi au coin d’un bois, je les attends aussi et je leur tranche la gorge, je leur coupe l’appétit ».  Jacques Prévert

2015, c’est du passé. C’est déjà derrière. Et lorsque les souvenirs de cette douloureuse année me reviennent, je les rejette d’un revers de main. Elle est parfois frêle, souvent trop petite. Et certaines peines passent entre les filets de mes doigts pour venir me gifler.

Mais j’ai décidé qu’il en serait tout autrement pour 2016. Non, je ne suis pas enceinte. Pas encore. Mais ça viendra, je le sais, je le sens, je serai maman. C’est vrai, j’ai toujours eu, tapie dans l’ombre, cette triste certitude : j’aurai des difficultés pour avoir un petit bébé. On se connait parfois mieux qu’on ne le pense. Mais j’ai toujours su aussi que j’aurais des enfants. De super bébés qui deviendraient de belles personnes. De belles personnes qui feraient de leur vie des merveilles et qui réchaufferaient la mienne pour l’éternité.

Je ne sais pas ce que 2016 nous réserve. Mais je sais que je ne veux plus avoir peur. Je ne veux plus craindre le pire, je ne veux plus que ces pensées sombres ternissent mon quotidien. Je ne veux plus être terrorisée au point d’en devenir superstitieuse.

Je veux de l’espoir, plein d’espoir, pour remplir mes poches à ras bord.

 

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